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14/05/2007

3. Rôle de la Police lors de l’« avant jugement » et la « garde à vue »

Le rôle de la police (ou de la gendarmerie) :

Avant d’en venir au cœur de notre sujet « les interrogatoires », je veux vous préciser, vous rappeler le rôle de la police en matière « judiciaire ». Je vous écris ce-la de mémoire et comme je le perçois, mais tout cela peut être complété et confirmé par le Code Pénal (qui définit les délits et les peines encourues) et le Code de Pro-cédure Pénale (qui lui, définit comment cela doit se passer). A eux deux, ces deux volumes (+ de 4.000 pages) sont la bible de tout détenu ou préjudiciable… (et de son avocat).
Donc, la police, ou plutôt son bureau, est un lieu qui, peut-être, ne t’est pas in-connu, c’est là que tu dois aller si tu as été victime d’un vol ou d’une agression.
En fait, si tes déclarations sont floues, ton agresseur non identifiable (pour le moment) et la gravité toute relative, ta déclaration sera prise sur ce que l’on appelle « la main courante » : registre sur lequel est inscrit, au jour le jour, les petits problè-mes de la vie courante. En général, il n’y a pas de suite envisageable (immédiate), faute d’éléments tangibles, mais c’est écrit… et par la suite, par recoupement, par in-tuition, grâce à ce registre, il est possible de « dénouer » des affaires ou « imputer » tel délit à tel délinquant, pris, plus tard, sur le fait. Il ne t’est pas donné copie de votre « déclaration ».
Si tu as subi un réel préjudice ou si tu « as besoin » de ta déclaration, par exemple, pour ton assurance. Tu dois, en fait, porter plainte contre X ou contre la personne qui t’a porté préjudice (si tu la connais ou supposes la connaître). Les faits sont relatés, les dégâts sont évalués, ta demande de plainte est enregistrée. Tu en ressors avec une copie qu’il te faudra présenter à qui de droit, en principe ton assu-rance, pour être indemnisé, ou que tu garderas, en attendant la suite donnée à ta plainte.
Je ne te cacherai pas que, à mon avis, plus de 80 % des plaintes, sont au bout d’un certain temps qui, parfois, peut être de plusieurs années : « classé sans suite » pour un motif invoqué qui est souvent : « auteur non identifiable » ou s’il s’agit seu-lement de faits (préjudice moral), pour « manque d’infraction vraie ».
En fait, ta plainte est transmise au parquet (procureur) et c’est lui qui prend cette première décision. La police ne sert que de boîte à lettres et/ou d’écrivain pu-blic pour t’aider à rédiger ta plainte, mais tu peux très bien « porter plainte » sans leur « aide », au tribunal, mais dans ce cas, tu n’as pas la preuve « matérielle » de ton dépôt de plainte que ton « assurance » va te demander…
Que devient ta plainte ? A priori, elle est lue. Et si le procureur le juge néces-saire et possible (première attitude « aléatoire »)… il diligente une enquête qu’il confie à la police ou à la gendarmerie dites judiciaires (un corps de fonctionnaires qui ne sont, en fait, que des enquêteurs, au service de la justice). A ma connaissance, l’enquête se déroule toujours de la façon suivante : sont interrogés, en premier, les personnes que « tu » as mis en cause, en les accusant ou en citant leur témoignage possible. Toi, l’auteur de la demande, tu es entendu en dernier, et on « confronte » les informations reçues et tes propres déclarations. Tout cela est, en général, long, car il faut « convoquer » les gens, les entendre… et en plus, les dossiers sont nom-breux et le personnel réduit (et on nous dit qu’il y a du chômage…) : souvent plus d’un an ou deux.
Dans la pratique, à mon niveau, en raison de mes fonctions, toujours ou pres-que, lorsque j’étais convoqué pour un tel « témoignage », j’en avais été informé par le plaignant ou par celui qui en était accusé ou par un des mis en cause. Car lorsque l’un ou l’autre est interrogé, il peut dire à l’enquêteur, mais « Mr… peut vous confir-mer ce que je vous dis » ou « c’est lui qui m’a aidé ». Si bien que vous êtes interrogé pour confirmer la chose…
Bref, le dossier retourne chez le procureur qui en prendra connaissance, peut-être le tiendra sous le coude, peut-être l’oubliera ou en donnera une suite.
Il faut avouer que ces interrogatoires et plaintes sont très souvent classés « sans suite » immédiate, mais elles peuvent réapparaître lors d’une nouvelle affaire. Je ne sais comment tout cela est répertorié, mais pour être efficace (mais je n’en ai pas la conviction qu’il y soit), ce classement doit être assez pointu et doit permettre toute sorte de recoupements… et ce, avec peu de moyens techniques et d’organisation (nous en reparlerons).

Suite donnée :

S’il décide d’y donner une suite « judiciaire », le procureur envoie le dossier à un « inspecteur-enquêteur », coordinateur qui est chargé d’approfondir tout cela et de réinterroger les différents protagonistes, et en particulier, le prétendu coupable.
Admettons qu’il a décidé d’y donner une suite. De nouveau, le « coupable » est interrogé, en dernier, donc « souvent », tu as l’information de la procédure en cours, avant de la subir.
Voici les étapes obligatoires (ou usuelles) :
. Une convocation « anodine »
. Un premier interrogatoire « bon enfant », à bâtons rompus, sans prise de note… pour en savoir plus, sur toi… et sur ce qu’on te reproche, cette étape ne peut durer que quelques minutes (quelques heures), et si tu n’es pas le « coupable », tu en res-sors lorsque l’on a pris ta « déposition ».
. Si tu es le « coupable », on te dit alors seulement (après l’étape précédente), ce qui t’est reproché, et tu es « mis en examen ». C’est à dire que l’enquête et la procédure sont ouvertes contre toi. Tu dois rester à la disposition de la justice et répondre à ses convocations. Cette « mise en examen » est une étape « indispensable » pour ap-profondir l’enquête, te demander plus de détails, plus de documents, en fait, te faire dire ce que l’on a l’intention de t’entendre dire. En fait, tu n’es pas encore coupable, mais, il est prévu que tu le deviennes.
A mon avis, l’enquêteur a, à ce niveau, beaucoup de pouvoir, pour fouiller dans ta vie privée et professionnelle et interroger qui il juge bon, soit par écrit, soit en oral. Cette étape, au départ, ne t’est pas toujours connue. En effet, avec l’accord du procureur et sa bénédiction (puisqu’il travaille pour lui), avant même ta « mise en examen », il peut interroger qui il veut, c’est ce que l’on appelle une « commission rogatoire »… J’ai déjà reçu de telles demandes qui commencent par : « A la de-mande de Mr …, procureur, j’ai été chargé de vous demander les confirmations des affirmations suivantes … veuillez vous présenter… (ou, parfois, c’est lui qui vient chez toi) (nouvelle atteinte à ta liberté et à ta réputation…).

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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent…
et des solutions proposées…


Vous trouverez ci-dessous, les dates de parution de mes articles…
Sur la journée du 17 mai 2007. Nous serons donc ensemble jusqu’au nouvel an 2008… si vous le souhaitez…

A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index sur la journée du 14 janvier)
Clémence et Paul Denis avaient tenté de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus.
Vous avez l’intégral de ce bouquin en début de blog, complété par vos questions / remarques et mes réponses…

A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.

Nota : Sur la journée du 21 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…



1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
Extrait de la correspondance adressée à ma fille, pour lui présenter mes conditions de détention et mon « nouveau » cadre de vie
Le bouquin de Paul DENYS n’a pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir sa version papier, vous pouvez l’acquérir en envoyant un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à TOP SERVICES, 7 Bld d’Alsace à 57070 METZ. Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4).

"Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…" est en cours de relecture…. Peut-être sera-t-il publié ? En attendant, vous le découvrirez dans les jours qui suivent… Dès qu’une version « papier » sera faite, je vous l’indiquerai.

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