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03/08/2007

Le braqueur...., Le grand voleur...

« Le braqueur » et/ou « le grand voleur » :

J’ai plus souvent rencontré des complices, des co-auteurs, plutôt que des « meneurs », cerveaux, ceux-là s’ils ont été pris, ce qui n’est pas toujours le cas, sont en Centrale… Mais, j’ai fréquenté de « petit braqueur » (de bureaux de tabac, pharmacie, bijouterie, etc…).
Si je mélange ces deux catégories, ce n’est pas pour faire vite, mais parce qu’ils se ressemblent bien.
Certes le « braqueur » est souvent plus violent, au moins dans sa manifestation, il n’agit pas à couvert, mais en plein jour.
Le « grand voleur », ils s’appellent, eux-mêmes, les « détrousseurs de château » agissent la nuit, en l’absence de leurs victimes, le plus souvent, il n’y a pas de violence, pas de menace sur personne.
Certes leur butin n’est pas le même, la braqueur recherche essentiellement de l’argent « liquide » ou le précieux (bijouterie), le voleur, tout ce qui se vend le mieux.
Tous les deux font partie de réseaux internationaux pour écouler leur butin. Chez eux, on retrouve que rarement quelque chose. Ils ont des planques. Leur arrestation nécessite souvent de longues et minutieuses filatures… afin qu’il y ait « flag ». Pour les confondre, la prise sur le fait est indispensable, tout autre arrestation si rien n’est découvert, et c’est le plus souvent le cas, se termine par un non-lieu… alors que la police est « sûre » qu’ils en sont les auteurs…
Leur véritable problème, c’est qu’ils ne savent pas faire « autre chose ». Ils n’ont jamais fait autre chose. Les récidivistes sont fréquents. Les peines souvent courtes – 2 à 5 ans. En général, ils ne sont pas dans « la misère », à la sortie.
Souvent, ils sont réceptifs à un changement de vie. Ils en manifestent l’intention, en formation, on en retrouve beaucoup. Ils sont souvent pleins de bonne volonté.
Mais je crains qu’entre le vœu et la réalité, il y ait un fossé… ce qui me fait penser cela, est le taux de récidive dans cette catégorie. J’aurai tendance à penser qu’il s’agit d’un état quelque peu « maladif » et que le seul remède serait le suivi et la contrainte à une vie « normale ». En discutant avec eux, on peut comprendre qu’ils ne souhaitent pas « recommencer », mais ils se voient mal capables de faire une activité dite « normale ».
Je viens, dernièrement, de discuter avec un jeune (35 ans) qui était, ici, pour braquage, et un peu avant sa sortie, je lui ai demandé. Que vas-tu faire ? J’ai été « surpris » de sa réaction et de la rapidité de sa réponse : « J’ai tout prévu ». Il avait un peu de « réserve ». Il avait décidé de faire au moins « un », peut-être, 2 ou 3 voyages vers la Hollande, pour y acheter un ou 2 kilos d’héroïne. Il avait en poche : adresse où acheter bien et pas cher. Il savait à qui il devait la revendre « en gros ».
En fait, ici et ailleurs, je ne sais : il avait obtenu tous les renseignements nécessaires. Et je pense, sincèrement, qu’il le fera. Son programme était simple. Faire quelques voyages et ensuite aller s’installer, au calme, dans le midi, avec un petit job, pour s’occuper, dans un bar ou un snack… Il avait « fait » tous ses calculs. Et je le crois capable de les mettre en pratique…
Et quand on connaît les marges dans ce « commerce »… il y a de quoi rêver. Par rapport au producteur, c’est du 3 à 4.000 %. Je ne connais pas tous les chiffres et intermédiaires (mais ils sont nombreux…, pour brouiller les pistes) mais le petit revendeur vend 10 fois plus cher, ce qu’il a, lui-même, acheté « cher » à son chef de réseau. (A la lecture d’un dossier pénal, j’ai vu que les douanes estimaient le bénéfice du transporteur/grossiste à 30 € par gramme, pour 1 kg, cela fait 30.000 €… A raison de 2 kg par voyage et 2 voyages par mois… cela laisse rêveur…). Information confirmée à travers de nombreux témoignages. Vous voyez la marge, et je ne suis pas sûr que le revendeur soit le plus grand bénéficiaire de ce trafic… !

Pour revenir à mon « braqueur » ou « grand voleur » et parler de leur lien avec leurs attaches familiales, je dirai que souvent ils travaillent « en famille », dans ce sens que ne pouvant agir « seul », ils privilégient la famille (frère, père, cousin), car il existe entre eux, une solidarité qu’ils n’obtiennent pas toujours avec d’autres qui risquent de les « donner » en cas d’arrestation, et pour le partage, c’est plus facile, il n’y a pas de rivalité : « On travaille ensemble ».
Ici, ils restent unis à leur famille et ne souffrent pas d’un rejet familial. Ils sont attendus. La prison n’est pas une fatalité, elle fait partie des risques « calculés ». Les allers et retours sont fréquents.
Pour leur éviter la récidive, très souvent, il leur est interdit de retourner dans leur région d’origine… ce qui n’est pas forcément une bonne décision… la Justice leur offre un nouveau terrain de conquête… !
Leur souhait, malgré les risques certains, est de pouvoir revenir dans leur région d’origine… Et pourtant, il est bien évident que les services de police… vont avoir l’œil, sur eux…
Réaction quelque peu incompréhensible… pour moi… Mais je ne suis pas « eux »…

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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent…
et des solutions proposées…


Vous trouverez ci-dessous, les dates de parution de mes articles…
Sur la journée du 17 mai 2007. Nous serons donc ensemble jusqu’au nouvel an 2008… si vous le souhaitez…

A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index sur la journée du 14 janvier)
Clémence et Paul Denis avaient tenté de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus.
Vous avez l’intégral de ce bouquin en début de blog, complété par vos questions / remarques et mes réponses…

A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.

Nota : Sur la journée du 21 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…



1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
Extrait de la correspondance adressée à ma fille, pour lui présenter mes conditions de détention et mon « nouveau » cadre de vie
Le bouquin de Paul DENYS n’a pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir sa version papier, vous pouvez l’acquérir en envoyant un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à TOP SERVICES, 7 Bld d’Alsace à 57070 METZ. Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4).

"Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…" est en cours de relecture…. Peut-être sera-t-il publié ? En attendant, vous le découvrirez dans les jours qui suivent… Dès qu’une version « papier » sera faite, je vous l’indiquerai.

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