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31/08/2007

Portrait : Patrice

Patrice

Je l’ai, d’abord, rencontré en cours de philo à Metz. Il a une petite quarantaine. Nous nous sommes souvent revus puisque nous marchions « côte à côte » lors de la promenade « auxi » (qui est aussi la promenade des détenus « protégés » - ceux qui sont protégés contre l’agressivité des autres (pointeurs) ou pour leur propre agressivité).

Sur lui, je ne sais pas grand-chose. Il était accusé d’attouchements sur sa belle-fille (fille de son ex-femme), il avait un « vrai » fils de 13-14 ans, ces deux enfants correspondaient avec lui par l’intermédiaire de leurs grand’parents (ses parents). Il prétendait que c’était un coup de son ex-femme, mais ne pouvait rien prouver. Mais il a pris 10 ans et était satisfait de son sort, il est vrai que le procès est arrivé au bout de 3 ans…
Outre le côté philosophique, et donc, le fait qu’il avait un peu de conversation sur les sujets les plus divers… J’aimais marcher (me promener) avec lui, car nous discutions beaucoup de son métier, il était mineur de fond, depuis son plus jeune âge, et chef porion, ainsi que pompier volontaire et secouriste. Bref, il m’expliqua comment tout cela fonctionnait, son travail, ses charmes et ses difficultés, l’évolution constatée avec le temps, ses bonnes relations de travail, bref, tout ce qui fait que l’on peut travailler dans de bonnes conditions même si ce travail est dur, et il l’était…
J’ai d’autant plus apprécié ce qu’il m’avait appris que j’ai eu l’occasion de constater que ce n’était pas de l’esbroufe. En effet, j’ai vu, depuis que je suis à Saint Mihiel, un film qui parlait des premières grèves auxquelles il avait, d’ailleurs, participé, et leurs conséquences. La vie retracée de ceux du fond était bien ce qu’il m’en avait dit. Et depuis, l’actualité, avec la fermeture du dernier puit m’a rappelé tout cela. J’ai pensé, aussi, à notre beau-frère qui y travaillait et qui est mort (maladie du mineur)…
Bref, cela fait partie des bons souvenirs que je garderai de la prison, il m’appelait « ma canne », car nous marchions toujours, côté à côte, et que de plus, je me mettais à sa gauche, le côté de la canne… et en fonction de notre sens de la marche, à l’intérieur, donc, le plus court chemin…
Il était d’un relationnel agréable, parfois sujet à des crises d’isolement, de déprime…

Au niveau humain, il était quand même, assez bizarre. Je sais qu’il avait été dans une bagarre (familiale, je crois) dont il fut la victime et il fut bien indemnisé…
Il se faisait un point d’honneur de ne rien demander à ses parents, et pour cela, travaillait « souvent » en cellule : mettre des agrafes dans leurs boîtes… !
Il avait une copine, mais l’avait « jetée », il ne voulait plus qu’elle vienne le voir au parloir, ce qu’elle faisait avant sa décision (et que je le connaisse). C’était, à son égard, assez bizarre, car elle, pendant très longtemps, continuait, m’a-t-il dit, à lui écrire. Cela d’ailleurs semblait lui faire plaisir. Mais lui ne voulait pas répondre… il voulait mettre une distance… Je ne sais si elle saura l’attendre les 6-7 ans qu’il va faire (encore 3-4, à ce jour).
Je lui écris, de temps en temps, mais ses réponses ne sont que des banalités… En fait, il était plus « intéressant », de vive voix…
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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent…
et des solutions proposées…


Vous trouverez ci-dessous, les dates de parution de mes articles…
Sur la journée du 17 mai 2007. Nous serons donc ensemble jusqu’au nouvel an 2008… si vous le souhaitez…

A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index sur la journée du 14 janvier)
Clémence et Paul Denis avaient tenté de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus.
Vous avez l’intégral de ce bouquin en début de blog, complété par vos questions / remarques et mes réponses…

A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.

Nota : Sur la journée du 21 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…



1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
Extrait de la correspondance adressée à ma fille, pour lui présenter mes conditions de détention et mon « nouveau » cadre de vie
Le bouquin de Paul DENYS n’a pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir sa version papier, vous pouvez l’acquérir en envoyant un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à TOP SERVICES, 7 Bld d’Alsace à 57070 METZ. Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4).

"Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…" est en cours de relecture…. Peut-être sera-t-il publié ? En attendant, vous le découvrirez dans les jours qui suivent… Une version « papier » en auto-édition, sera disponible à partir de Septembre 2007, au prix de 17 €uros (frais d’envoi compris). Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (200 pages A4).


29/08/2007

Portrait de Mes Arabes (suite et fin)

Mes arabes : (suite et fin)


Mon autre « arabe » est l’exemple type de ce qui se produit souvent :
Quand je l’ai connu, il avait une bonne cinquantaine.
Il est algérien, parlait presque bien le français, mais l’écrivait très mal, phonétiquement, et donc, il m’appelait de nombreuses fois, pour écrire et/ou lui lire ce qu’il recevait du tribunal.

En fait, ce qu’il souhaitait aussi, c’était parler et se confiait, je l’ai vu pleurer…
Bref, il arriva de France, il y a 25 ou 30 ans. Il travaillait à la SNCF, et gagnait bien sa vie.
Il était marié, mais pendant longtemps, lui vivait en France, sa femme, au pays, avec leurs enfants, et chacun de ses séjours en Algérie se soldait, neuf mois plus tard, par une naissance.
Bref, la vie « harmonieuse » de nombreux ressortissants du Magreb.
Il avait au moins, 5 ou 6 enfants, garçons et filles.

Arriva ce qui arrive souvent et devait arriver. Bon bricoleur, il racheta une ruine dans un petit village, et avec des copains, il refit toute la maison et la rendit plus que confortable… et il fit venir sa famille.

C’était il y a, au moins, 15 ans, puisque l’aîné de ses enfants avait une dizaine d’années et, à l’époque des faits, il en avait 25 ou 26, je ne sais plus.

Ce qui veut dire qu’en fait, assez facilement et normalement, ils ont fait une scolarité « moyenne » et une bonne intégration.
Mais la génération du dessus, les parents, n’a pas suivi.
La mère trouvait ce mari bien encombrant, visiblement, elle ne l’avait pas choisi, lorsqu’il venait en Algérie pour un ou deux mois, et qu’il envoyait des mandats, c’était le meilleur des hommes.

Lui, le père, était le père, et à ses dires, je résume, il était le maître absolu de sa femme et de ses enfants, comme au pays, comme il y a 50 ans… Ce qui veut dire qu’il a toujours été fidèle à sa femme et à sa famille.
Pour lui, cette famille, c’est tout, sa seule raison de vivre, et les faire venir en France, leur apporter le confort, était dans son esprit, la preuve de sa réussite.
Tant que les enfants ont été petits, même si, au village, il n’y avait que peu d’étrangers, et peut-être à cause de cela, et parce que, lui, travaillait, 20h/24 ou presque, il ne les vit pas grandir et n’a pas su s’adapter à cette nouvelle vie familiale.

En fait, l’intégration des « arrivants » me semble mieux réussie que celle du père qui, lui, pourtant, était là depuis plus longtemps.
Il me semble même qu’un de ses enfants est marié à un (une) français (e)… un scandale… familiale…
Le motif, je ne le connais pas, mais ce qu’il y a de sûr, c’est que sa femme a demandé le divorce et l’a obtenu, deux ans avant les faits. Mais le partage des biens n’avait pas été fait. Ce nouveau statut, en fait, n’a rien changé dans sa vie quotidienne. Il n’a jamais quitté la maison familiale, il a toujours continué à travailler et à amener son argent à la famille. Les comptes bancaires sont restés communs et/ou sa femme garda la procuration.
Certes un divorce, mais pas de changement, si ce n’est « chambre à part », mais je ne suis pas sûr que cet état n’était pas « déjà » antérieur au divorce.

Qu’est ce qui a basculé ?
En fait, il ne supporta « jamais » que ses enfants (et sa femme) s’intègrent, les aînés, avec l’âge, ont quitté le foyer familial, ce qui ne se fait pas avant le mariage et même souvent, les premiers mois (années) de mariage se passent sous le toit familial.
Cela fit que, parfois, l’ambiance était chaude… et les éclats de voix et les coups se sont multipliés, bien vite regrettés, de part et d’autre.
Il avait un fusil de chasse, et il l’avait même, une nuit, amené à la Gendarmerie, pour être sûr de ne pas s’en servir…
Mais quelques jours, plus tard, ce fusil lui fut rendu… Allez savoir pourquoi… ?... !!!

La goutte qui a fait débordé le vase…
Un jour, il apprit, constata, que sa fille aînée (24 ans) qui était infirmière ou aide-soignante, s’était fait installé une ligne téléphonique « perso », dans sa chambre…
Ce fut la crise, le ton est monté. Sa femme l’a jeté dehors avec ses affaires, mises dans sa voiture…
Mais lui ne voulait pas partir. En pleine nuit, c’est l’affrontement entre les époux… Il s’installe dans sa voiture, au garage.

Voici les faits, comme ils apparaissent dans son dossier pénal :
Sa femme serait intervenue pour qu’il sorte du garage. Des éclats de voix ont été entendus par les enfants présents, sa fille « fautive », un fils, âgé alors de 16/17 ans, la plus jeune dormait. La fille apparaît, à la porte intérieure, dans le garage, un coup de feu part, un deuxième, la fille est blessée gravement par le premier coup de feu (elle risque d’être handicapée à vie).
Le fusil était bien dans le coffre de sa voiture, il prétend que ce n’est pas lui qui l’a chargé, il voulait faire peur, en menaçant, c’est un coup parti tout seul. Le jeune fils n’a rien vu, arrivé trop tard, mais c’est lui qui a prévenu les secours et la gendarmerie qui sont arrivés sur les lieux rapidement.
La jeune fille est transportée à Metz, puis Toul.
Il a, bien sûr, conscience de la gravité des faits, mais il ne peut les expliquer, ce n’est pas ce qu’il voulait, loin de là.
Son amour pour ses enfants est toujours aussi vif. Il souffre beaucoup de leur silence. Personne ne venait le voir, mais il avait correspondu avec son fils, quelques temps. Il écrivait à sa plus jeune fille (une dizaine d’années) qui lui avait répondu, il m’a montré ses lettres qu’il conservait amoureusement, mais il n’avait plus de réponses… et il pensait que son ex-épouse faisait le barrage et ne lui donnait pas ses lettres. D’ailleurs, il pensait que c’était elle qui manoeuvrait ses enfants contre lui… A la limite, je ne sentais même pas de haine, vis à vis de son ex-épouse…

C’était la faute à pas de chance… un accident…
Ses seules relations, avec l’extérieur, étaient les courriers qu’il avait envoyés à sa banque, à son avocat et ceux qu’il adressait à un copain qui venait le voir, de temps en temps, et surtout qui lui achetait les vêtements qui lui étaient nécessaires et qu’il payait, bien sûr. Il lui envoyait des mandats.
Il souffrait de cet isolement, de ce rejet familial, et ce, d’autant plus qu’il avait le sentiment d’avoir été et d’être un « bon père ».
Mes arguments pour lui faire comprendre que ce qui se passait, il y a 50 ans, en Algérie, ne pouvait pas se passer en 2000, en France… ont été vains. Il écoutait, semblait être d’accord, mais ne pouvait se les approprier, les appliquer à son propre cas, à sa propre famille…
Ce qui le faisait, visiblement, le plus souffrir, c’est de ne pas avoir des nouvelles de sa plus jeune fille… Du reste, il s’accommodait et il le subissait, avec résignation.
Outre la côté judiciaire et sa condamnation qui n’a pas retenu le thèse de l’accident : 15 ans + expulsion du territoire français (il a fait appel et je n’en connais pas le résultat)… Ce qui est déplorable, c’est l’attitude de son ex-femme qui a retiré de « leurs » comptes, plus de 400.000 francs en 12 mois… alors qu’il avait un crédit sur la maison et que l’organisme prêteur lui réclamait, à lui, les échéances non payées… depuis son incarcération.
En fait, elle lui a tout piqué, en un temps record, et hélas, en pure légalité puisqu’elle avait la procuration… ! Après coup, je me dis qu’elle a, peut-être, bien fait, si elle a utilisé cet argent pour ses enfants, c’est ce qu’elle affirmait. Sa part, à lui, aurait été prise par d’autres créanciers…

A priori, il va tout perdre, mais je ne suis pas sûr qu’il s’en soit déjà rendu compte : famille, biens, même la maison qui sera, avec vraisemblance, vendu pour payer la CPAM qui lui réclame, à juste titre, les frais d’hospitalisation et de soins de sa fille.
A l’issue de sa peine, il va être expulsé, en Algérie. J’ai cru comprendre qu’il y avait encore des frères… et une maison. Il aura largement plus de 65 ans.
A vouloir bien faire, il a tout perdu… je ne dis pas qu’il ne pourra pas y finir « agréablement » ses jours, mais il aura assurément le sentiment d’avoir raté sa vie et de cela, il va souffrir…

En prison, il a su se faire une vie frugale, mais bien « huilée », il travaillait « sans bruit » (ce qui est apprécié, par les chefs), il avait peu de contact avec les autres (ce qui est apprécié, par les chefs), et surtout pas d’ennemis… (ce qui est apprécié, par les chefs). Jamais une vague… il avait assez d’argent pour vivre et payer ses frais (cantine, avocat, etc…).
Sa tristesse était intérieure et s’il la supportait, ce n’était pas sans mal… Mais un avenir « heureux » me semble lui être interdit… (refusé) à moins que le temps fasse son œuvre et qu’un retour se produise…
A l’avoir côtoyé pendant de longues heures, je pense que la thèse de l’accident n’est pas à exclure… mis je ne suis pas la Justice…

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28/08/2007

Déroulement d'un Jugement

Déroulement d’un Jugement devant le Tribunal Correctionnel :

Bizarrement, je me rends compte que je n’ai pas décrit, concrètement et matériellement, comment se passe un jugement (en correctionnel). Je vais donc essayer de le faire.
Les séances, en correctionnel, sont publiques, c'est-à-dire que tout le monde peut y assister, en visiteur silencieux.
Tous les préjudiciables (futurs condamnés) et victimes sont convoqués à la même heure. Souvent les victimes ne sont pas là, c’est un avocat qui les représente.
La cour se compose d’un président et de deux accesseurs + le procureur + le ou les greffiers (un qui passe les dossiers, un autre qui écrit ce qu’on lui dit d’écrire et qui tient le calendrier des séances).
A l’heure fixée, est fait l’appel des affaires et des présents. Les avocats peuvent demander un report pour un motif (en principe valable). Un bon tiers, voire parfois une bonne moitié, des dossiers sont reportés à une date ultérieure. Il ne reste donc plus que les affaires qui vont être jugées, ce jour-là. Une heure est passée… parfois.
Il y a un ordre (théorique) dans le passage des affaires. Tout d’abord, les détenus (prévenus) encadrés par la police, puis les affaires plaidées par un ou des avocats venant de l’extérieur (autre barreau), puis les dossiers plaidés par un ou des avocats – passage par ordre d’ancienneté ou de notoriété, puis les dossiers présentés sans avocat.
Ce qui veut dire que, si tu n’as pas d’avocat, tu es convoqué, disons à 14 heures, et ton affaire ne passera qu’à 19 h…
Les séances étant publiques, tu peux donc sortir prendre l’air en attendant ton tour… ou… écouter ce qui se passe devant…
Bien souvent, il est difficile de suivre, car tout se passe devant, donc un peu loin, et les micros quand il y en a, ne sont pas toujours branchés…
Arrive ton tour…
On t’appelle et tu dois venir devant, « à la barre »…
Après les traditionnelles vérifications d’état civil, le président du tribunal te demande ce que tu fais actuellement, ce que tu gagnes, tes charges de famille… Tout cela pour l’aider à te condamner en fonction de ce que tu vis actuellement…
Le Président rappelle ton passé judiciaire (casier judiciaire) : motifs de condamnation + peines infligées…, puis c’est ce que l’on te reproche « aujourd’hui ».
C’est seulement à partir de ce moment qu’on va te demander des explications sur les faits reprochés… Chaque membre du tribunal peut t’interroger. C’est à toi de répondre, en principe ton avocat ne devrait pas intervenir, mais parfois il aide… (si tu t’embrouilles).
Il y a parfois des questions pièges. En général, il est prudent de répondre aux questions et de ne pas broder… (le temps est compté, il est tard)… car à trop dire, on n’est pas plus compris.
La situation étant bien claire…. C’est le but de cet interrogatoire…On t’invite à t’asseoir.
La parole est passée au procureur (le représentant de l’état et de la justice, de la loi). Il a pour fonction de bien définir ce qu’on te reproche, ce en quoi tu n’as pas respecté (fait) ce qu’il fallait faire, ce en quoi tu es un délinquant, et c’est pour cela que tu dois être condamné à… telle peine.
La parole est passée aux victimes ou à leurs avocats, puis la parole est passée à ton avocat… dont le rôle est de te trouver des circonstances atténuantes, s’il n’est pas en mesure de te « blanchir »…
Puis, on te demande ce que tu as à rajouter… Parfois, c’est l’occasion de manifester des regrets et de manifester tes bonnes intentions…
Deux solutions se présentent :
Soit, le tribunal prendra sa décision tout de suite, après s’être retiré, pour en discuter entre eux trois. Parfois, ils ne se retirent pas tout de suite, et on passe à une nouvelle affaire… puis 2, puis 3…

Ton nom est rappelé et tu reviens devant, et on te donne (et explique) ta condamnation… Redire quelque chose est maintenant inutile… pas utile de faire un scandale…
Soit, le président décide qu’il donnera sa décision à telle date… 8 jours plus tard et parfois, à plus longue date. Il n’est plus utile que tu sois là. Ton avocat se chargera de prendre connaissance de ladite condamnation.
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