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05/09/2007

Portrait de Maroco (Suite et fin)

Maroco (suite)


Avant son départ, je le pensais.
Son silence me perturbe et me laisse perplexe… Je ne veux pas m’imposer. J’ai l’intention de faire encore deux tentatives : dès que je connaîtrais ma date (prévisible) de sortie, je lui re-écrirai. S’il n’y a toujours pas de retour, dès ma sortie, j’essaierai de la joindre au téléphone, et nous verrons bien.
J’avoue être déçu. Certes, je ne me suis jamais imposé à lui, et souvent, je lui disais, lorsque nous discutions, si tu ne veux pas en parler, si cela te gêne d’être près de moi (vis à vis des autres détenus), dis-le moi.

Mais, visiblement, ma compagnie lui était agréable, ou pour le moins, ne le dérangeait pas, c’est avec lui que j’ai renoué avec la promenade, nous allions courir « ensemble »… !
L’avenir nous dira s’il a su s’affirmer et vivre sa propre vie, s’il a su convaincre ses parents de l’absurdité du « trop » respect des traditions…

Post-scriptum : Je lui ai téléphoné… Je l’ai revu… je l’ai aidé… Malgré mes efforts, malgré ses efforts…il n’a pas réussi à se réinsérer… En fait, je ne l’ai appris qu’après sa sortie, Maroco a un réel problème avec l’alcool… il ne supporte rien, pas même une bière… et il a l’alcool mauvais… il devient violent…
Cinq mois après sa sortie, il avait déjà perdu son permis, il avait déjà été condamné pour conduite sans permis, sans assurance, en état d’ébriété si ce n’est d’ivresse,… Il fallait faire quelque chose… J’ai tenté… Je n’ai pas réussi…
Assurément, en prison, il réussissait à s’en passer, très bien, à aucun moment, nous n’avons parlé de ce problème, à aucun moment, je n’ai soupçonné ce problème…
Mais il est bien là, et cela lui a valu… un retour en prison… pour quelques mois ou années… en fonction des sursis qui sont « tombés »…


Je nettoies, Nettoyons…

- Tu vois, j'ai 24 ans, jusqu’à maintenant, je n'ai fait que des petits boulots et des conneries. Cela m’a valu trois jugements, le même jour, 24 mois de prison et des parties civiles à payer.
- Eh, alors ?
- Bon, quand je suis arrivé à Saint Mihiel, je me suis dit qu’il fallait que ma présence, ici, me soit utile.
- Et…
- Quand j'ai fait les tests d’évaluation et d’élaboration de projet (BEEP) de SIGES, on m'a dit que c'était bon, mais les maths, un peu faible. Alors, je me suis inscrit à l'école pour faire des maths (remise à niveau).
- Pendant combien de temps ?
- 3 mois, deux fois par semaine, pendant deux heures, j'ai arrêté, car on m’a proposé une formation.
- Ah bon !
- Oui. Tu sais, quand j’ai appris que c’était un métier le nettoyage, je me suis dit pourquoi pas. Et je me suis mis sur la liste d’attente.
- Mais, tu avais déjà fait du nettoyage ?
- Non, mais j’aime être propre et ce qui est propre. Dès le début, on nous a mis au parfum : du boulot soigné, de l’hygiène et du bon sens. Tout cela, j’avais. J’ai donc, commencé la formation, il y a trois niveaux, j’en suis au deuxième.
- Tu es payé ?
- Oui, un peu, 2,26 € de l’heure, mais, pour moi, c’est pas l’essentiel, ce que je veux, c’est apprendre un métier « utile » et comme dans cette branche, il y a du boulot « dehors », j’y vais franco.
- Tu bosses tout le temps ?
- Non, il y a de la théorie et de la pratique de 9 h à 16 h 45, avec une pause de 2 heures, entre midi. On est libre le week-end, bien sûr et le mercredi. Je vais au sport de 17 h à 18h. Tu sais, l’heure qui est réservée aux travailleurs des ateliers et à ceux qui sont en formation. Le mercredi, je vais à l’informatique (à l’école). Cela me fera un plus. D’ailleurs, pendant les vacances, j’ai fait un stage informatique – initiation avec SIGES. C’était cool.
- Tes objectifs ?
- Faire les 3 niveaux, cela devrait m’amener à la fin de ma peine. J’espère pouvoir faire un chantier extérieur, quelques mois. Affaire d’acquérir un peu d’expérience et de me mettre au boulot, pour de vrai.(1)
- Et après ?
- Bon, travailler dans une entreprise de nettoyage, 1 ou 2 ans, et ensuite, créer une boîte avec 2 ou 3 raclots ou meufs, on nous a dit que c’était un bon créneau pour faire une petite entreprise. On m'a dit aussi que, pour apprendre les bases en gestion, la Chambre de Métiers organisait des stages. (2)
- Ta boîte, elle fera quoi ?
- Du nettoyage, bien sûr, des bureaux, des cages d’escaliers, des parties communes d’immeubles, le nettoyage de chantiers. On verra bien, mais pour le moment, il faut que je te quitte, je vais en pratique. On est en train de nettoyer l’ancien gymnase, tu sais, la salle où il y a eu le concert de Hard Rock et le tournoi de Baby-foot, et où il y a « Santé par le Sport » et « la Relaxation ».
- Ah oui, en face de la « Sortie »…
- Oui, c’est çà…
- Tchao, Maroco.
(1) : Cela n’a pas été fait, il n’a pas fait la demande… Par contre, je lui ai fait un CV et des lettres de motivation à adresser à des organismes tels que HLM, mairies et/ou entreprises de nettoyage.
(2) : Hélas, je ne le sens pas capable d’assurer la gestion d’une entreprise, si petite soit-elle.

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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent…
et des solutions proposées…


Vous trouverez ci-dessous, les dates de parution de mes articles…
Sur la journée du 17 mai 2007. Nous serons donc ensemble jusqu’au nouvel an 2008… si vous le souhaitez…

A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index sur la journée du 14 janvier)
Clémence et Paul Denis avaient tenté de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus.
Vous avez l’intégral de ce bouquin en début de blog, complété par vos questions / remarques et mes réponses…

A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.

Nota : Sur la journée du 21 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…



1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
Extrait de la correspondance adressée à ma fille, pour lui présenter mes conditions de détention et mon « nouveau » cadre de vie
Le bouquin de Paul DENYS n’a pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir sa version papier, vous pouvez l’acquérir en envoyant un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à TOP SERVICES, 7 Bld d’Alsace à 57070 METZ. Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4).

"Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…" est en cours de relecture…. Peut-être sera-t-il publié ? En attendant, vous le découvrirez dans les jours qui suivent… Une version « papier » en auto-édition, est disponible depuis Septembre 2007, au prix de 17 €uros (frais d’envoi compris). Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (200 pages A4).


03/09/2007

Portrait de Maroco

Maroco

Voilà un cas dont je ressens une certaine déception.
C’est un gars de 24 ans, qui était dans mon unité. Il était français par naturalisation, mais en fait, il est marocain d’origine, et donc de la 2ème génération, mais il subissait (ou acceptait) les coutumes de ses origines.

Quand j’ai dit qu’il m’a déçu, c’est parce qu’il nous a quitté libéré, nous avions convenu qu’il m’écrirait, je lui ai écrit, il ne m’a pas répondu. Je m’étais engagé à l’aider si nécessaire, et il n’a pas souhaité, semble-t-il, renouer, et donc mon aide.
Et pourtant, nous nous entendions bien, me semble-t-il. Nous avons beaucoup discuté, partagé. Je ne lui ai jamais rien demandé, mais nous échangions nos services mutuels. Certains autres disaient que j’étais son « daron », ce qui veut dire dans je ne sais quel jargon « père »… Vous voyez que notre entente semblait « parfaite »… et très amicale…
C’est avec lui que j’ai passé Noël et le Nouvel An (le repas) : seul moment où il était possible de partager un repas avec un autre détenu (en cellule).
Il était bien sûr d’origine musulmane et, comme beaucoup, plus ou moins pratiquant (sans porc, ramadan, etc…, mais pas prière, à ce qu’il me semble).
Grâce à lui, j’ai compris un peu mieux l’influence des ascendants sur cette 2ième génération.

En fait, il n’était pas mauvais et s’il a dérapé (falsification de papiers, chèques volés et trafiqués, conduite sans permis (il se l’était fait retiré) et sans assurance, alcool au volant, quelques vols), je pense que c’était un besoin de s’affirmer vis à vis de sa famille très conservatrice, très protectionniste, et à 18-20 ans, c’est quelque peu inacceptable et pour affirmer son indépendance, il a commis ses délits.

Il est bien clair, pour moi, qu’il regrettait ce qui l’avait amené en prison, mais ce qui était fait, était fait et il fallait assumer.
Ses rapports avec sa famille existaient, mais c’était assez distant. En 15 mois que je l’ai côtoyé, il a, peut-être, eu parloir 2 fois. Il m’a prétendu que son père travaillait souvent les week-ends, un autre jour, il me disait que son père travaillait dans une usine de filature… le week-end ? … à mon avis, non… Bref, il leur téléphonait rarement. Il était l’aîné ou le second d’une famille de 3 ou 4 enfants. Il me parlait d’un frère plus jeune. Il téléphonait, en fait, plus à sa sœur qu’à ses parents. D’ailleurs sa date de sortie, sa sœur l’a connue avant ses parents… ! Il n’a pas voulu que sa famille vienne le chercher… à sa sortie…

Au niveau réinsertion, il fit ce qui était nécessaire. Il est vrai qu’il avait de réelles difficultés, aussi bien en français qu’en maths.
En français, c’est relativement fréquent et compréhensible.
En maths, c’est plus rare et surprenant, en général, tout le monde sait à peu près « compter »… Mais lui, non, et je m’en suis rendu compte très vite. Même pour ses cantines, il avait beaucoup de mal à calculer ce qu’il dépensait et souvent, il se faisait avoir, commander plus qu’il ne pouvait payer. Les tables de multiplication lui étaient inconnues… ! J’ai essayé de les lui apprendre… en vain… ou presque. A ce jour, il ne doit plus se souvenir d’aucune…

Il a pourtant suivi, avec succès, une formation en « Nettoyage industriel », trois niveaux. La pratique ne posa aucun problème, bien au contraire. Pour le 3ième niveau (chef d’équipe), ils ne lui ont pas donné à cause de la théorie. Ce type d’activité lui plaisait bien, c’est lui qui m’a servi de base pour le texte – interview « Je nettoies », mais j’y ai rajouté beaucoup d’éléments qui n’étaient pas lui… (paru dans le journal interne du Centre de détention et dans « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » de Clémence et Paul Denis, et repris ci-après).

Bref, je m’étais un peu attaché à lui et je voulais l’aider. Peut-être mille fois, je lui ai proposé de l’aider à travailler ses cours, ne serait-ce qu’un quart d’heure par jour… En vain, on a essayé, avec beaucoup, mais vraiment beaucoup de mal, j’ai (peut-être) réussi, momentanément à lui faire apprendre quelques bases. Moi, sans l’apprendre, rien qu’à le lire et à lui faire répéter, je le savais par cœur, mais lui, au bout de dix ou vingt reprises… quand cela semblait acquis… et que le lendemain ou surlendemain, on reprenait, il fallait de nouveau, reprendre, et encore reprendre. Je n’avais jamais vu cela, je n’imaginais même pas que c’était possible.

Et ceci était d’autant surprenant qu’il semblait d’une intelligence moyenne et qu’il avait de la conversation…
Nous avons beaucoup discuté… Je l’ai beaucoup interrogé sur son style de vie à la maison, sur leurs traditions.

Pour moi, il est clair qu’il avait subi cette pression familiale « protectionniste ». Mais pour lui, s’opposer à ses parents semblait quasi « mission impossible » ou pour le moins, très difficile.

Il m’a dit avoir une copine, de surcroît française, mais j’en doute…
Il redoutait son retour en famille. Il craignait que, vu son âge, ses parents, son père allait essayer de le marier au pays. Ce qu’il ne souhaitait pas… mais je crains fort que ce sera pas lui qui aura le dernier mot, et si c’est lui, (ce que je lui souhaite), il y aurait rupture définitive avec sa famille…au moins pour un certain temps.
Nous en avons parlé plusieurs fois de ces mariages « arrangés »… et, pour lui qui avait toujours vécu en France, c’était difficile à accepter. Cependant je ne serai pas surpris qu’il épouse une jeune fille d’origine marocaine, mais française… Un compromis, en quelque sorte… Lorsqu’il parlait de sa sortie, il prévoyait d’aller au pays, passer quelques vacances, chez des cousins. Ces vacances « familiales » sont souvent une expédition… tout le monde part… L’a-t-il fait, l’a-t-il subi, en reviendra-t-il marié… ?
Nous avons aussi échangé, souvent, nos points de vue sur leurs traditions familiales, religieuses, leurs coutumes de vie, leurs relations avec la religion, le rôle de la femme et l’importance des rapports femme/homme, la circoncision, leurs habitudes alimentaires, les repas en commun (du pourquoi, du comment, des avantages et des inconvénients).

J’ai appris beaucoup par lui, et même, peut-être plus qu’avec mes amis turcs de longue date, que pourtant, je connais bien.
Pour son avenir, pour le soustraire à cette tutelle familiale (obsessionnelle pour lui, à ce qu’il m’a semblé, et je le comprends), c’était sa hantise…, j’étais prêt (je suis prêt) à l’aider, à m’investir pour lui trouver travail, hébergement, etc… mais encore faut-il qu’il le veule.
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31/08/2007

Portrait : Patrice

Patrice

Je l’ai, d’abord, rencontré en cours de philo à Metz. Il a une petite quarantaine. Nous nous sommes souvent revus puisque nous marchions « côte à côte » lors de la promenade « auxi » (qui est aussi la promenade des détenus « protégés » - ceux qui sont protégés contre l’agressivité des autres (pointeurs) ou pour leur propre agressivité).

Sur lui, je ne sais pas grand-chose. Il était accusé d’attouchements sur sa belle-fille (fille de son ex-femme), il avait un « vrai » fils de 13-14 ans, ces deux enfants correspondaient avec lui par l’intermédiaire de leurs grand’parents (ses parents). Il prétendait que c’était un coup de son ex-femme, mais ne pouvait rien prouver. Mais il a pris 10 ans et était satisfait de son sort, il est vrai que le procès est arrivé au bout de 3 ans…
Outre le côté philosophique, et donc, le fait qu’il avait un peu de conversation sur les sujets les plus divers… J’aimais marcher (me promener) avec lui, car nous discutions beaucoup de son métier, il était mineur de fond, depuis son plus jeune âge, et chef porion, ainsi que pompier volontaire et secouriste. Bref, il m’expliqua comment tout cela fonctionnait, son travail, ses charmes et ses difficultés, l’évolution constatée avec le temps, ses bonnes relations de travail, bref, tout ce qui fait que l’on peut travailler dans de bonnes conditions même si ce travail est dur, et il l’était…
J’ai d’autant plus apprécié ce qu’il m’avait appris que j’ai eu l’occasion de constater que ce n’était pas de l’esbroufe. En effet, j’ai vu, depuis que je suis à Saint Mihiel, un film qui parlait des premières grèves auxquelles il avait, d’ailleurs, participé, et leurs conséquences. La vie retracée de ceux du fond était bien ce qu’il m’en avait dit. Et depuis, l’actualité, avec la fermeture du dernier puit m’a rappelé tout cela. J’ai pensé, aussi, à notre beau-frère qui y travaillait et qui est mort (maladie du mineur)…
Bref, cela fait partie des bons souvenirs que je garderai de la prison, il m’appelait « ma canne », car nous marchions toujours, côté à côte, et que de plus, je me mettais à sa gauche, le côté de la canne… et en fonction de notre sens de la marche, à l’intérieur, donc, le plus court chemin…
Il était d’un relationnel agréable, parfois sujet à des crises d’isolement, de déprime…

Au niveau humain, il était quand même, assez bizarre. Je sais qu’il avait été dans une bagarre (familiale, je crois) dont il fut la victime et il fut bien indemnisé…
Il se faisait un point d’honneur de ne rien demander à ses parents, et pour cela, travaillait « souvent » en cellule : mettre des agrafes dans leurs boîtes… !
Il avait une copine, mais l’avait « jetée », il ne voulait plus qu’elle vienne le voir au parloir, ce qu’elle faisait avant sa décision (et que je le connaisse). C’était, à son égard, assez bizarre, car elle, pendant très longtemps, continuait, m’a-t-il dit, à lui écrire. Cela d’ailleurs semblait lui faire plaisir. Mais lui ne voulait pas répondre… il voulait mettre une distance… Je ne sais si elle saura l’attendre les 6-7 ans qu’il va faire (encore 3-4, à ce jour).
Je lui écris, de temps en temps, mais ses réponses ne sont que des banalités… En fait, il était plus « intéressant », de vive voix…
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