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14/03/2007

Fenêtres = poubelles

En prison, il y a des traditions, des habitudes qu’il est difficile de faire disparaître et même, ici, où il nous est distribué, chaque mois, sur demande, 30 sacs-poubelles, pour certains, la fenêtre semble être le chemin normal de leurs détritus.
Voyons, d’abord, la situation de Metz. Mais d’emblée, je peux t’affirmer que « partout » où cela est « possible » (du possible, nous reparlerons), cette tradition demeure…
Donc, à Metz, tout passe par les fenêtres… et sert à nourrir une colonie de rats. Cette pratique est fort peu « réprimée »… mais elle coûte, outre l’emploi de deux auxi, la coquette somme, selon une source bien informée, de près d’un million d’euros, chaque année, en dératisation périodique.
A décharge pour le détenu, en cellule, nous n’avions pas de poubelle et encore moins de sacs-poubelles…
Cependant, il était dans les attributions des auxi d’étage (et ils le faisaient) de collecter les déchets à l’issue de chaque repas. Il s’agissait de récupérer tous les plats-assiettes à alvéole (inox), puis les barquettes plastiques vides et les déchets.
Malgré une note de service à l’intention des détenus et du personnel pénitentiaire, cette « obligation » n’a été respectée que quelques jours, voire semaines pour les plus zélés… Il était pourtant simple : deux détenus, à la distribution = 2 plats-assiettes + x barquettes ; à l’issue du repas, le ramassage devait être : 2 plats-assiettes + x barquettes et les déchets.
Ce serait trop simple…

Les surveillants ne se sentaient pas chargés d’une telle mission – vérification, les auxi n’étaient pas là pour sanctionner leurs co-détenus…
Nous avons appris que l’administration avait l’intention de doubler les fenêtres de grilles (losange de 2 cm) qui empêcheraient l’envoi de déchets (et pain) et l’usage des yoyos. Le yoyo est un cordage (lamelle de drap !) qui sert à communiquer, à envoyer quelque chose, par la fenêtre, d’une cellule à l’autre, et malgré le décalage des fenêtres, cette pratique est courante bien que réprimable …
Une telle installation de grilles devant faire l’objet d’une autorisation municipale puisqu’elle touche à l’aspect extérieur des bâtiments, le maire de Metz s’y serait opposé, en disant que « les détenus n’étaient pas des animaux ». Merci à lui.
Cela n’a pas empêché la pose d’un certain nombre de grilles, dont j’ai vu l’installation. En effet, le stationnement et le chargement des fourgons cellulaires, arrivant ou partant, étaient bien visibles et lorsqu’ils ont lieu, chaque jour, plusieurs fois par jour, chaque fois ou presque, ils étaient accompagnés de cris d’hostilité et l’envoi de projectiles de toutes sortes (yaourt, boîte métallique (vide ou pleine), etc… tout était bon. Pour les protéger, une grille avait déjà été posée entre le bâtiment et le lieu d’embarquement, mais elle était d’une efficacité relative, car du 5ème étage, avec un bon tir, le projectile pouvait passer au dessus de la grille et aboutir…
Or, un week-end, un débile, mais il y en a, hélas, plusieurs, a trouvé le moyen de mettre le feu aux poubelles (contenairs) qui étaient stockées sous nos fenêtres. Les pompiers ont dû intervenir… et ils ont fait l’objet d’un « canardage » de projectiles de toutes sortes…

Résultat… ils ont porté plainte (à juste titre)… apprenant cela, les gendarmes et les policiers et les syndicats de surveillants ont aussi porté plainte…, et, ce qui devait arriver, arriva, par mesure de sécurité, un certain nombre de cellules ont été équipées, sur les 5 étages, de grilles (en losange de 2 cm).
Et la mise en place a été vite faite, avec une nacelle extérieure, niveau par niveau, en 5 jours… Les grilles étaient pré-prêtes, il ne restait qu’à les fixer par des boulons extérieurs. Et pour une fois, l’administration a été « diplomate »… Il est sûr que cela a provoqué une certaine révolution (agitation)… et ceux qui n’étaient pas satisfaits, ont été déplacés dans une autre partie du bâtiment et, en plus, ils (l’administration) ont fait d’une pierre, deux coups, car beaucoup de ces cellules n’étaient occupées que par un seul détenu (en effet, il s’agit de ce que l’on appelle « le petit quartier », donc, à priori, plus calme, plus protégé) et on les a mis en cellule de 2. Pour eux, difficile de refuser… ils étaient demandeurs… outre la vue et la cellule très obscurcies, plus de yoyos (et trafics) possibles…
Et de « nouveaux » arrivants ont été mis dans ces cellules, rendues libres (et doubles), les nouveaux ne connaissant pas l’ancien système, ils ne pouvaient que s’y adapter et l’accepter…



1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
Extrait de la correspondance adressée à ma fille, pour lui présenter mes conditions de détention et mon « nouveau » cadre de vie (voir nos précédents échanges : index sur la journée du 14 janvier 2007, sur la journée du 21 janvier : un lexique vous donne quelques définitions de termes qui méritent une explication et/ou un commentaire).
Au fil des jours qui vont suivre, je vous mettrai sur ce blog, le texte de mon bouquin, n’hésitez pas à me mettre des commentaires, vos impressions, posez-moi des questions, il n’y en a pas d’indiscrète…

Le bouquin de Paul DENYS n’a pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous n’avez pas la patience de le découvrir au fil des jours, vous pouvez l’acquérir en envoyant un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à TOP SERVICES, 31 rue des Allemands à 57000 METZ. Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4).



Pour revenir à l’extérieur, donc, tout passait par les fenêtres : plats alvéolés (inox), barquettes plastiques, pain, boîte vide, bouteille vide, toute sorte d’emballages, déchets, vraiment tout ce qui aurait dû se trouver dans une poubelle. Cela occupait, chaque jour, au moins deux auxi (donc rémunérés) à qui on avait fourni des « casques »… Même s’ils n’étaient pas des cibles (n’exagérons pas), le risque de recevoir quelque chose de blessant n’était pas à exclure.

Donc, tous ces détritus, en majeure partie d’origine alimentaire, étaient comestibles pour nos amis les bêtes… qui étaient de deux sortes.
D’une part, des corbeaux (des corneilles, paraît-il), de taille imposante (de vrais poulets), sur une face du bâtiment, de l’autre, des pigeons (même gabarit). Bizarrement (ou naturellement), chaque groupe avait son territoire.
Outre ces volatiles, certes gênants, mais aussi distrayants… (il était fréquent de les voir se bagarrer pour « se » nourrir), il y avait (a) aussi, surtout, une colonie très importante de rats de taille majestueuse (de vrais chats) et périodiquement, une nouvelle nichée arrivait…
On m’a rapporté que, parfois, « ils » (les rats) rentraient dans les bâtiments : en sous-sol, sûrement, au RDC, absolument pas. J’en ai pris la confirmation auprès de détenus, ayant séjourné, longtemps, au RDC.
D’ailleurs, dans la journée, nous ne les voyions pas, ils sortaient à la tombée de la nuit et circulaient (se battaient) toute la nuit. Certes, cela fait un spectacle, mais un spectacle désolant. Outre le risque d’infections, de maladies, le côté « occupation des lieux » est un peu gênant…
Qu’y faire ? Faire la chasse aux pollueurs… et sévir… Je ne vois pas d’autre solution…

A Saint-Mihiel, comme tu le sais, nous avons « poubelle et sacs poubelle ». De plus, les humeurs étant plus calmes, il y a moins de choses qui passent par les fenêtres, mais il y en a quand même.
Ce qui est incompréhensible, c’est le laxisme de l’administration, les auteurs de ces envois seraient facilement identifiables.

Ici, les fenêtres sont alignées (4 niveaux) et bien séparées, l’une de l’autre, ce qui fait que les détritus se trouvent « toujours » en dessous d’une même rangée de fenêtres… et il serait facile de faire une vérification « de visu », avec très peu d’attente par un surveillant, à l’heure des repas.
Mais, ce n’est pas fait, et il y a donc deux « ramasseurs »… A priori, s’il y a bien quelques corneilles, à ma connaissance, il n’y a pas de rats… une fois, j’ai vu une petite souris… !

09/03/2007

L'isolement = 1ère punition

Il me semble que j’ai fait le tour de toutes les informations « pratiques » que je pouvais te faire partager,, afin que tu puisses me suivre tout au long de ces journées.
Comme il me reste encore quelques jours… mois … à faire.
Et, pour poursuivre notre échange, je vais essayer de te faire part de quelques unes de mes pensées et impressions sur les conditions psychiques de ce que je vis, de ce que nous vivons… en détention.



« L’isolement » = 1ère punition… ?

A maintes reprises, j’ai eu l’occasion de te le dire déjà : c’est « l’isolement », « l’éloignement » de nos familles qui est notre première punition.
Pour certains, c’est d’ailleurs, la seule…
C’est, en fait, un sentiment général. La quasi totalité des détenus avec lesquels j’en ai discuté, souffre de cet isolement.
Ce sentiment d’isolement est d’autant plus « amplifié » qu’il est difficile, voire impossible, de trouver, en prison, un « confident » susceptible d’échanges « sincères » et « honnêtes » que tout être humain recherche… et dont il a besoin…
Pour les étrangers, l’isolement est inévitable, il y a les kms, et même ici, il est difficile d’avoir un contact téléphonique… les unités filent vite.
Pour les français ou résidents français qui ne sont pas de la région, le problème est presque identique. Les parloirs sont rares, les coups de téléphone, coûteux… et leur principale préoccupation est d’obtenir un transfert dans un Centre de détention, plus proche de chez eux.
Faisons une parenthèse : beaucoup arrivent ici, parce que le Centre de détention de Saint Mihiel leur est présenté comme un lieu où il y a de la place et du travail, où c’est bien, matériellement parlant, et pour quitter, rapidement, une Maison d’arrêt surpeuplée, voire insalubre, ils «demandent» (le mot est fort, ils «acceptent») leur transfert pour Saint Mihiel, en prévoyant (on leur dit que ce sera possible) de demander un nouveau transfert vers un lieu plus proche de chez eux.
Pour ceux qui sont de la Lorraine, Saint Mihiel est un Centre de détention, « d’affectation normale »…

Mais, quand même, paumé et très loin de toute ville, avec des moyens difficiles de communication : minimum aller-retour – 2 heures de route, pour une heure de parloir (parfois 2), donc beaucoup de frais pour les familles, pas de transport en commun, ou si peu...
Si le secteur « habitation » est adapté, les parties « travail » et « ludique » et/ou « éducatif » sont tout à fait insuffisantes… ce qui provoque un sentiment « réel » d’ennui et de désoeuvrement pour beaucoup. Et tu le sais, ou tu t’en doutes, ici plus qu’ailleurs, le désoeuvrement est source de conflit et d’agressivité.
Rien n’est simple, je le sais, mais il est surprenant que, ici comme en beaucoup d’autres lieux, il y ait toujours quelque chose qui cloche… à croire qu’il n’est pas imaginable de faire quelque chose qui « fonctionne bien »… !!!
Pour sortir de cet isolement « affectif et familial », il y a, en théorie, plusieurs moyens dont les principaux sont les aménagements de peines (libération conditionnelle, semi-liberté, chantier extérieur) et les permissions de sortie.
Je ne te dirai pas que cela n’existe que sur le papier, parce que ce serait faux… Il y en a, ici et ailleurs, mais ici, peut-être plus difficilement qu’ailleurs, en raison des personnes qui en sont maîtres… Je ne t’en parlerai pas, cela ne changerait rien…


1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
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07/03/2007

4 mois en Meuse...

"Mon" unité (25 gars maxi, en ce moment 24) est calme et mixte (jeunes et vieux), pas de tête de turc, pas de conflits, une bonne ambiance et une bonne entente, un respect mutuel et pas trop de "quémandeurs"… Bref, ce que l'on peut souhaiter de mieux, et ce, d'autant plus que malgré le mélange "français + étrangers", l'entente et la propreté sont de rigueur… Pourvu que cela dure…
En ce qui me concerne, mes journées sont bien occupées avec mon emploi d'écrivain. J'ai, donc, repris une activité qui me convient… et m'intéresse.
Par rapport à Metz, c'est plus intéressant, dans la mesure où il y a moins de courriers répétitifs, et plus de courriers "personnalisés", du type "lettre de motivation" qui nécessite un peu de réflexion et un dialogue avec l'intéressé.
En règle générale, mes "clients" savent ce qu'ils veulent dire, mais ils ne savent pas comment cela doit être dit et c'est là que j'interviens, pour mettre "en forme" leurs souhaits. Je ne fais pas de censure.

Nous avons annoncé "ma présence", à travers le bulletin interne du CD, des affichettes ont été mises sur le panneau d'affichage de chaque unité, l'information est passée auprès des travailleurs sociaux et du centre de formation et le bouche à oreille fonctionne bien…
En plus de cette activité, à temps plein, j'ai accepté d'être aide-auxi (bénévole) d'unité pour aider l'auxi en place (rémunéré) et ma "fonction" se limite à l'aider lors de la distribution des repas… Nous sommes passés "au tout barquette" pelliculée – normes européennes exigent, paraît-il !
L'inconvénient, ma nouvelle fonction me prend un peu de temps, à un moment de la journée où, en général, j'étais tranquille et "isolé" : autour des repas (avant et après). L'avantage : nous nous partageons les "restes", ce qui me permet d'exclure de mon alimentation ce qui ne me convient pas trop et de choisir ce qui me plait le plus, et ce, je l'espère, en ne provoquant pas une reprise de poids… (j'ai déjà perdu 10 kgs, encore 5, serait bien…).
Comme autres activités, je suis pris, presque chaque jour de 17h à 18h15, par une activité "pour moi"… Ce qui fait que tout compte fait… je suis bien occupé.
Il n'en demeure pas moins que j'essaie d'écrire, très régulièrement à vous, mes enfants, … et, parfois, le week-end, … à mes correspondants… Je ne laisse pas de lettre sans réponse, mais parfois, je tarde, car j'essaie de respecter l'ordre de réception…
En fait, ce sont la TV et la lecture qui souffrent le plus de mon activité… effrénée… qui a le pouvoir d'occuper mon temps… mais ai-je d'autres obligations…


1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
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Au fil des jours qui vont suivre, je vous mettrai sur ce blog, le texte de mon bouquin, n’hésitez pas à me mettre des commentaires, vos impressions, posez-moi des questions, il n’y en a pas d’indiscrète…

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Ici, nous arriverons (bientôt) au maxi : 400, et ce, en tenant compte des sorties (-20) et entrées (+45) par mois, au courant de l'été, si mes calculs sont justes.

Pour moi, cela ne devrait pas changer, au quotidien, grand chose.
Mais pour ceux qui veulent travailler ou aller en formation (stage rémunéré), cela va être plus difficile (délicat), car il semble que le "travail" commence à manquer… C'est souvent par à-coups (heures en plus + samedis), avec des périodes "sans travail du tout"…
Mais quand ils travaillent, ils sont mieux payés qu’en maison d’arrêt (200 à 500 euros/mois), mais ils se plaignent de la cadence et de longues journées (7 heures). Cela ne laisse pas de place pour d'autres activités…sport, détente, cuisine…
Si le travail manque, l'ambiance va s'en ressentir… plus d'énervement, moins d'argent, et comme beaucoup ne savent pas "s'occuper", plus de bêtises, en vue…
Heureusement qu'au niveau "sport", le CD est bien équipé, c’est peut-être insuffisant, mais le matériel semble de qualité. Nombreux sont ceux qui y vont et l'activité fonctionne par roulement du matin jusqu'au soir (18h15).
Pour ce qui est de la promenade (je n'y vais que, parfois, lorsque je trouve un compagnon de "marche", avec lequel je pourrais marcher (tourner en rond), en échangeant nos opinions sur les évènements du jour et sur nos vies, en confiance…), il y a deux cours (1 par bâtiment d'hébergement, donc pour 200 gars). Elles sont 4 à 5 fois plus grandes qu'à Metz (soit la surface d'un terrain de foot) avec bancs (en béton), un peu d'herbe, un préau avec une table de ping-pong (béton) et WC.
Ici, je suis obligé de faire pas mal de déplacement (à l'air libre), puisqu'il n'y a aucune activité (et services) dans les bâtiments d'hébergement, il faut donc, sans cesse, se déplacer, d'un bâtiment à l'autre, pour participer aux activités…

Au fait que, chaque fois, je prends un peu d'air, tu rajoutes que nous avons (en cellule) une grande fenêtre qui s'ouvre à 100 %, avec vue sur la campagne, donc mon besoin de m'échapper à l’extérieur, se fait moins sentir……, d’où mon « parfois, je vais en promenade ».

Rappel : les activités (donc la promenade) sont les seuls lieux où l’on peut discuter « longuement » avec un autre détenu qui n’est pas de son unité.

A propos de mon avenir… rien de neuf, pour le moment ; pour moi, le mieux est d'attendre et de m'occuper du moment présent, au mieux de mes intérêts, et, en ne tirant pas de plan sur la comète… "A chaque jour, suffit sa peine"…
Il est vrai qu’il est important de "se" prendre en charge. Ici, on cultive l'indépendance et la prise en responsabilité. Tu choisis, on accepte, et tu décides… Ainsi, il suffit de s'inscrire à une activité (ou travail) pour y participer… C'est à toi de le prévoir dans ton emploi du temps, comme ta porte est ouverte (en permanence), c'est à toi à ne pas "louper" l'heure…
Il est vrai que si tu "refuses" plusieurs fois (sans motif valable) d'aller "travailler" aux ateliers… ensuite, tu disparais de la liste des "autorisés" et, il est évident que pour t'y faire ré-inscrire, ce n'est pas facile…
C'est pareil pour les auxi. Une fois que tu es en place, il faut faire "correctement" ton boulot.
Ici, tout est fait pour que tu y sois bien.
Ce n'est que ton attitude qui peut t'empêcher de profiter de la "libre circulation"… et celui qui est remis en régime "semi-ouvert" (ouvert les après-midis) ou "fermé" (comme en Maison d'Arrêt), se trouve doublement frustré.

En effet, il subit un régime différent des autres et voit la "liberté" des autres… mais il faut reconnaître qu'en étant "objectif", c'est sa propre attitude qui l'a remis dans ce régime et sa situation est revue, chaque quinzaine, en commission d'affectation… donc, rien n'est définitif… mais il est sûr que pour certains, se prendre en charge, c'est dur.

 
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