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15/06/2007

La cas de l'étranger...

Le cas de l’étranger incarcérable, incarcéré :

Encore une parenthèse, propre aux étrangers et au trafic de stupéfiants et qui concernent surtout les passeurs (transporteurs) : ici, nous en avons beaucoup, vraiment beaucoup, à mon avis une bonne cinquantaine, soit plus de 10 % des effectifs qui ont entre 2 à 5 ans de prison à faire, selon la quantité. A cela, se rajoute une amende douanière d’un montant égal au triple de la valeur marchande de la marchandise saisie, ce qui fait, en général, de belles sommes. Ce qui veut dire aussi qu’il risque une peine supplémentaire, la contrainte par corps qui, dans leur cas, peut durer jusqu’à 2 ans (si l’amende dépasse 75.000 €, ce qui est fréquent).
A mon avis, ces gens-là sont tout à fait, inutiles en prison, ils ne sont que des « rouages » du trafic, pas des têtes, souvent d’ailleurs, ils sont pris, dirons-nous, par bêtise, par hasard (à 99 %), souvent même, c’était leur premier passage, au moins c’est ce qu’ils disent et pour certains, je le crois bien.
Bref, ils sont là, coûtent chers à notre pays, vont être reconduits (renvoyés dans leur pays) à nos frais… même s’ils ont travaillé en détention et ont un « pécule libérable » confortable… et s’ils veulent continuer leur trafic (c’est souvent ce qu’ils m’ont dit), ils éviteront de passer par la France, ce qui ne sera pas difficile, les autres pays étant moins sévères… J’ai même entendu aux infos que les Pays-Bas « toléraient » jusqu’à 3 kg d’héroïne par voyageur « avion ». Certes la marchandise était saisie, mais il n’y avait pas de suite judiciaire et « carcérale »…
Pour revenir sur cette amende douanière, souvent ils en payent maxi, mais vraiment maxi, après arrangement avec les douanes : 10 %. Cela suffit pour leur enlever la « contrainte par corps » et le reste, ils doivent le payer, une fois qu’ils sont retournés dans leur pays… A qui ferez-vous croire qu’ils vont la payer… La France n’a aucun moyen de recouvrir sa créance, et ce, d’autant plus qu’elle est « illégale » au niveau de l’Europe et que, chaque année, la France est « condamnée » à payer une amende à l’Europe, pour la continuation de cette pratique.
Résultat pour la France : O. Que des frais supplémentaires. En plus, en détention, ces détenus sont choyés, car dociles, et donc « gros » consommateurs de « travail » et de « formation », apprentissage de notre langue – remise à niveau général.
Ils pourraient très bien être reconduits à la frontière, au bout de 6 mois de Maison d’Arrêt (régime plus sévère et fermé qu’en Centre de détention).
Ceci me semblerait d’autant plus réaliste que, souvent, pour ne pas dire toujours, ils sont « abandonnés » par leur commanditaire qui ne les aide pas (ni leur famille) pendant leur détention, pour payer ladite amende. Et je sais que pour des ressortissants de pays pauvres (très pauvres) les 10 % demandés correspondent à plusieurs années d’un salaire moyen, permettant de faire vivre une famille complète… Donc : impossible de les trouver ces 10 %. Souvent leur « rémunération » pour ce passage est faible (à mes yeux) : 1.000 à 2.000 €, mais « énorme » pour eux qui vivent à 5 avec 100 €/mois.
Pour les français, la situation est tout autre, et entre les condamnés pour stupéfiants et les « futurs condamnés – ceux qui sont encore dehors », il existe une certaine solidarité, et ces détenus n’ont pas de problèmes de fin de mois… et ils ne travaillent pas, en général, et s’ils travaillent, c’est pour s’occuper plus que pour l’argent…
Encore une anecdote… J’ai connu, c’était mon voisin de cellule, un passeur qui a quitté, après trois ans de détention, la France avec 7.000 €, en poche (et il en devait encore plus de 20.000…). Certes, il avait perdu 3 ans de sa vie, mais il repartait « riche » et ce, d’autant plus que durant toute sa détention, il envoyait « régulièrement » une aide financière à sa famille. Il reste une exception… mais une exception qui en dit long sur les incohérences du système actuel…

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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent…
et des solutions proposées…


Vous trouverez ci-dessous, les dates de parution de mes articles…
Sur la journée du 17 mai 2007. Nous serons donc ensemble jusqu’au nouvel an 2008… si vous le souhaitez…

A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index sur la journée du 14 janvier)
Clémence et Paul Denis avaient tenté de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus.
Vous avez l’intégral de ce bouquin en début de blog, complété par vos questions / remarques et mes réponses…

A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.

Nota : Sur la journée du 21 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…



1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
Extrait de la correspondance adressée à ma fille, pour lui présenter mes conditions de détention et mon « nouveau » cadre de vie
Le bouquin de Paul DENYS n’a pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir sa version papier, vous pouvez l’acquérir en envoyant un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à TOP SERVICES, 7 Bld d’Alsace à 57070 METZ. Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4).

"Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…" est en cours de relecture…. Peut-être sera-t-il publié ? En attendant, vous le découvrirez dans les jours qui suivent… Dès qu’une version « papier » sera faite, je vous l’indiquerai.

13/06/2007

Durée de la détention....


Durée de la peine de prison :


Puisque l’on est dans « la peine » et sa durée, je poursuis ma digression et te donne mon avis. Même si elle ne satisfait pas les victimes, une peine courte (autour de six mois) permet de « casser » tout détenu : celui qui ne devra pas « recommencer » ne recommencera pas, celui qui doit recommencer, recommencera. Ce qui est indispensable, c’est que tout « délinquant » soit « suivi », pendant un certain temps, pour ne pas dire « longtemps », qu’il ait un point de repère (refuge), une personne à qui s’adresser en cas de doute, d’hésitation… Certes, cela coûterait de l’argent, mais cela ferait des emplois… et, à coup sûr, cela ne coûterait pas plus cher que ces journées « perdues » en prison.
Pour être plus précis, et te donner mon sentiment sur cette situation qui permettrait à un délinquant de ne pas « récidiver », je te dirais que je suis persuadé qu’il est indispensable que le condamné soit pris en charge à sa libération (ou s’il n’y entre pas en prison), afin qu’il puisse et reste « encadré », « surveillé », « contraint » de respecter un certain nombre d’obligations qui seront pour lui, bien plus contraignantes que la prison même.
Tout le monde s’y retrouverait : les victimes pourraient être indemnisées, la vie professionnelle et familiale du détenu ne serait pas brisée. Il est vrai que pour la société, ce ne serait pas forcément, au départ, une économie mais quand on voit le nombre de « récidivistes »… on peut espérer qu’une remise sur les rails éviterait cette récidive…
Avec cette épée de Damoclès sur la tête… et en cas de non-respect des engagements pris, un séjour en prison « moins cool » que les régimes « actuels », je t’assure qu’il y aurait moins d’ « allers-retours »…
Donc, pour moi, tout ce qui est supérieur à cette durée qui te prive, définitivement, d’un travail, qui brise les familles, qui s’oppose à toute réinsertion « vraie et naturelle » (car rappel : de la réinsertion en prison, on en parle, mais il n’y en a pas), est inutile, néfaste à l’homme et coûteux à la société. Il serait préférable, c’est mon avis, d’utiliser cet argent à faire de la « prévention-éducation » afin qu’il y ait moins de délinquance. Les efforts à faire sont en aval, avant que le mal ne soit fait… Autre avantage : il y aurait assez de prison, il serait inutile d’en construire d’autres.

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11/06/2007

Mon cas

Revenons à mon cas, car c’est quand même lui que je connais le mieux…
Dans mon cas, après mon passage en garde à vue, et mon passage « unique » devant le juge d’instruction, puisque « rien » n’a été fait, entre ces deux dates et après la dernière, pour « augmenter », « compléter », « vérifier », etc… mon dossier et mes déclarations, je n’ai été condamné qu’à partir du dossier « recadré » pendant la garde à vue, toutes les « promesses » du juge d’instruction n’ont pas été suivies d’effet. J’ai donc « bénéficié » d’une « comparution immédiate » différée…
Il faut reconnaître que ce n’est pas un cas général, et que souvent, la période d’instruction, si elle est longue, parfois plusieurs années, c’est parce que des vérifications, des témoignages, des preuves irréfutables sont recherchées, a priori, à charge et à décharge, mais aux dires de tous mes co-détenus, le « à décharge » est très, très limité…
Je sais, je l’ai déjà dit, mais il est bon de le répéter : le fait d’être « en prison » ne permet pas au « encore innocent » de participer, activement, d’apporter « ses preuves » au cours de l’instruction, puisqu’il n’a pas la possibilité de rechercher, « fouiller » dans ses papiers, il ne lui reste que sa mémoire. Et cela, c’est assurément une injustice, dans la mesure où celui qui est libre « sous contrôle judiciaire » ou qui a été remis en « liberté provisoire », peut participer activement à l’instruction « en décharge » des accusations qui sont faites contre lui. C’est un avantage « certain ».
Il y a peut-être une solution, si nos élus prévoient que l’instruction doit être faite par deux juges : ce serait de prévoir un juge « à charge » et un juge « à décharge » qui devraient agir sans se concerter, jusqu’à une étape finale de « confrontation » qui devrait avoir lieu en présence du prévenu et de son avocat. Un pré-jugement, en quelque sorte, qui aurait le mérite de refléter les arguments de l’accusation et de la défense. Le jugement « final » publique aurait pour mission de punir en tenant compte des argumentations des deux juges d’instruction.

Il m’est difficile d’affirmer que « la détention provisoire » ne devrait pas être autorisée, car, elle peut se justifier, pour éviter (et ce sont les motifs évoqués pour refuser la « libération provisoire ») la récidive (renouvellement ou poursuite du délit), la fuite à l’étranger (pour échapper à la justice), pour protéger les témoins (éviter les pressions physiques ou mentales), pour empêcher la destruction de preuves, etc… Pour ma part, je la trouve « préjudiciable » au prévenu (réputé innocent) peu dangereux.
Même si cela demande des moyens (de suivi) inexistant à ce jour, ce maintien en liberté devrait être plus fréquent, ou pour le moins, le jugement « définitif » devrait avoir lieu plus rapidement, dans le mois, maxi deux mois. Et cela est possible, à mon avis, dans plus de 50 % des cas.
N’oublions pas qu’un détenu coûte entre 90 et 120 €, par jour, chiffre officiel (selon les structures). Certes, quand tu dois être condamné, ce n’est qu’une « peine » faite d’avance, mais l’état psychologique et l’ambiance des prisons se ressentent de cette lenteur de la justice… tout le monde vous le dira, et en particulier, « nos » gardiens…Bizarrement, il arrive que la peine « infligée » corresponde… à la durée de la détention provisoire…

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