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10/08/2007

Portraits : Jean et Jérome

PORTRAITSQuelques cas personnalisés
qui, souvent, pourraient être généralisés…



Jean et Jérôme

Voilà encore deux cas qui méritent quelques minutes de mon temps (libre)… Ils sont âgés autour de 25 ans…
Ils se connaissaient dehors, étant du même quartier, mais ne faisaient pas partie du même clan… ils étaient même plutôt des rivaux.
En effet, leur activité favorite (d’ailleurs, la seule) était le vol, le petit braquage, bref de la combine au quotidien…
Ils ne sont pas arrivés, ici, donc par hasard, dirons-nous plutôt par obligation et le cumul de petites peines leur vaut plusieurs années, pour l’un 4, pour l’autre 7… !

Ce, en quoi, ils me surprennent, c’est leur désinvolture et leur sincère non-regret de leur activité… ils me semblent qu’ils sont même prêts à recommencer.
Mais, vous savez ce que j’en pense, il n’y a pas de fatalité.
Ils font partie de ceux qui n’ont pas de réelles familles ou pour le moins l’exemple qu’ils y avaient, étaient la délinquance et la prison.
Jean a un père et un frère en prison, Je crois que le frère est « sorti »… et ce que lui reproche Jean, c’est l’indifférence et son silence. Il m’a dit… : « Mais moi, je lui ai écrit, il m’a même pas répondu et pourtant, je lui avais mis un timbre ».

Donc un pur fruit de la rue, d’une cité surpeuplée où la règle est la délinquance… aucune possibilité d’y échapper… pas de structures, pas d’aide.
Je connais moins Jérôme, mais il m’a dit qu’il avait aussi un frère en prison… ! Je vais vous faire part de sa réaction lorsqu’il a compris que « la prison » devenait inévitable…

Devinez… il s’est engagé à la « Légion Etrangère ». Il est vrai qu’il a un physique de sportif, sans l’être trop, et s’il n’y est resté que quelques mois, je ne pense pas que ce soit en raison de problème physique… mais la discipline lui a semblé, pire que l’éventualité de la prison, et donc, il quitta la Légion et s’est donc « naturellement » retrouvé en prison.

Ce en quoi, ils me surprennent, c’est la légèreté et la fanfaronnerie qui leur sont propres et qu’ils utilisent pour parler de leur exploit…
Et en plus, je ne pense pas qu’il y ait trop d’exagération.
A la limite, ils se donnaient des tuyaux, des conseils, de nouvelles techniques et/ou idées. C’était un véritable échange.
Au demeurant, au niveau humain, et ici, ils sont tout à fait « normaux », voire sympathiques, pas d’agressivité, une certaine politesse. Pour modérer ce propos, je viens d’apprendre qu’il semblerait que Jean pratique sur d’autres un peu de racket… Je n’en ai pas la certitude… mais, à la limite, c’est une des attitudes que je lui vois bien faire… ici…
Ce qui est surprenant, c’est leur dérapage et ce qui les a fait dérapé. Avaient-ils le choix ? Je n’en suis pas sûr… le mauvais exemple et l’environnement favorable étaient là…
Ils avaient conscience de payer leur dette à la société, mais ils regrettaient d’être là pour « si peu de choses »… et leur révolte contre les vrais délinquants, pour eux, les pointeurs (violeurs) est grande.

Un autre regret, ils le trouvaient dans les informations TV et les grands procès ou plutôt les affaires d’hommes politiques ou d’affaires qui ne sont mis plein de fric, dans les poches.
Eux n’ont pas d’arrière. Leur business leur permettait de vivre, peut-être de bien vivre… Mais aujourd’hui, pour eux, c’est galère, pas d’aide extérieure, pas de rentrée d’argent… et donc une « agressivité » naissante contre une situation et un système qui sait punir, mais qui ne sait pas « occuper » ses prisonniers…

Impression réaliste que je partage.

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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent…
et des solutions proposées…


Vous trouverez ci-dessous, les dates de parution de mes articles…
Sur la journée du 17 mai 2007. Nous serons donc ensemble jusqu’au nouvel an 2008… si vous le souhaitez…

A travers : « 1019 jours de détention… ou la vie en prison, vue du dedans, comme si vous y étiez… » (index sur la journée du 14 janvier)
Clémence et Paul Denis avaient tenté de vous faire vivre le quotidien d’un détenu « moyen », pas inculte, mais pas VIP, non plus.
Vous avez l’intégral de ce bouquin en début de blog, complété par vos questions / remarques et mes réponses…

A travers ces pages, Paul Denis poursuit sa réflexion, il ne se considère plus comme un détenu, mais comme un observateur qui très souvent est devenu un confident.

Nota : Sur la journée du 21 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…



1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
Extrait de la correspondance adressée à ma fille, pour lui présenter mes conditions de détention et mon « nouveau » cadre de vie
Le bouquin de Paul DENYS n’a pas encore trouvé d’éditeur.
Si vous désirez avoir sa version papier, vous pouvez l’acquérir en envoyant un chèque de 17 € (frais d’envoi compris) à TOP SERVICES, 7 Bld d’Alsace à 57070 METZ. Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (150 pages A4).

"Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…" est en cours de relecture…. Peut-être sera-t-il publié ? En attendant, vous le découvrirez dans les jours qui suivent… Une version « papier » en auto-édition, sera disponible à partir de Septembre 2007, au prix de 17 €uros (frais d’envoi compris). Pour 13 €, je peux vous l’envoyer par e-mail (200 pages A4).

08/08/2007

La réinsertion... Une nécessité ou Un mythe...

La réinsertion :

Pour la quasi totalité des délinquants, y compris moi, je pense que la détention était nécessaire… Pour le moins, elle permet de prendre un certain recul sur les faits et nos circonstances de vie.
Il est vrai que parfois, elle pourrait être évité et ils existent des moyens bien plus contraignants que la prison, qui peuvent passer par l’obligation de « travailler », de « changer de région », de « suivre une thérapie », « d’accepter de changer tout simplement ».

La prison a la faculté de mettre à l’écart les délinquants.
La prison est aussi une bonne école de la délinquance.
Celui qui veut « acquérir » des techniques de délinquance, des méthodes d’acquisition de l’argent facile, des adresses, des conseils, etc… tout cela, il le trouve « gratuitement » en prison.
Moi-même, j’ai été, à plusieurs reprises, sollicité. Le seul « regret » de certains, c’est d'être en prison, pour « si peu de choses », alors que d’autres, pour quelques mois de plus, ont tiré profit de leur délinquance, beaucoup plus qu’eux.
Et l’adage qui dit que la prison est « l’école du crime » ou « de la délinquance » reste une réalité, bien concrète…

Et pour éviter cette promiscuité « pernicieuse » ; il n’y a pas 36 solutions, je n’en vois que deux :

- soit, il faut « parquer » les délinquants, selon leur délit (les stupéfiants avec les stupéfiants, les voleurs avec les voleurs, les violeurs avec les violeurs, etc…) ce qui implique des Maisons d’arrêt à casiers, sans communication entre ces casiers, puisque c’est lorsque tu es en préventive (donc non condamné) que tu es le plus en relation avec des gens qui t’étaient inconnus, avec des délits qui t’étaient inconnus, parfois bien tentant…
Ce clivage n’est pas d’actualité, dans les faits, puisque l’on vit une surpopulation carcérale qui oblige les meilleures volontés à ne pas respecter un minimum de précaution…

- soit, il faut « réduire », le temps de détention à son minimum, et nous avons vu que dans de nombreux cas, c’était tout à fait possible, souhaitable pour ne pas dire nécessaire : ce qui aurait un avantage certain, cela permettrait d’appliquer la politique « quasi indispensable » de Sarkozy, le « 100 % répression »… on saurait où les mettre. Les places se libéreraient rapidement, et, se rempliraient rapidement. La construction de nouvelles prisons serait tout à fait inutile, seule la rénovation (ou le remplacement) des prisons-poubelles s’imposerait, ce serait quand même moins coûteux, en argent et en personnel.
Mais, pour que cette réduction du temps de prison ne soit pas un retour à la case « départ », il faut, et là, c’est une obligation que tous les délinquants soient « libérés » ou « maintenus en liberté » (pour ceux qui n’ont pas encore connu la prison) dans le cadre d’une « libération conditionnelle », c’est à dire avec une épée de Damoclès sur le tête, et avec l’obligation d’être suivi et encadré.
Pas de la façon dont c’est fait actuellement, c’est à dire un simple contrôle administratif de présence et d’occupation (souvent le résultat de faux en écriture… = nouveau délit), mais un véritable suivi sur le tas, un « suiveur » pour 10 ou 15 gars, un suivi quotidien quand c’est nécessaire, et en tout cas au départ, un suivi mais aussi une aide, un soutien de chaque instant.

C’est une nouvelle profession à inventer, entre le psychologue et le travailleur social, entre le « grand frère » et « le chef de clan », entre le père de famille et l’ami.
Bref, quelque chose d’atypique, qui doit être capable d’évoluer, au jour le jour, qui doit rendre des comptes, qui doit être là, chaque fois que nécessaire, et en tout cas, qui doit répondre à « tout appel » que celui-ci soit visible ou qu’il soit invisible.
Vous allez me dire que cela va coûter de l’argent, oui, mais pas plus que la prison…
Rappel : un détenu coûte entre 90 et 120 €/jour, ce qui nous donne pour 15 gars « suivis » un crédit journalier de minimum 1.000 €… Imaginez ce que l’on peut faire en matière de réinsertion avec 1.000 €/jour.

De plus, ces « anciens détenus » vont entrer « obligatoirement » sur le marché du travail « légal », donc ils vont générer des cotisations sociales, de l’impôt. Je ne peux pas dire qu’ils vont faire marcher l’économie, car cela, avec de l’argent « sale », ils le faisaient déjà très bien avant…
Il me semble qu’à l’intérieur des prisons, tous les partenaires reconnaissent que le présent système est tout à fait inefficace pour enrayer la recrudescence de la délinquance et la récidive, sous une forme ou une autre.
Les détenus ne sont pas satisfaits, du peu d’aide qui leur est donné afin qu’il leur soit possible de sortir de la spirale dans laquelle ils sont engagés…
L’administration est quasi dans l’impossibilité matérielle de faire respecter « l’ordre » et « la loi », en dedans de ses murs… c’est un comble.

Au risque de choquer quelques uns, je vous le répète, pour quelqu’un un peu philosophe et/ou opportuniste, dans les conditions matérielles actuelles de certaines prisons, la vie y est plus « agréable » que pour certains de nos co-citoyens… dehors.
Il est vrai que parfois (et encore souvent) la vie matérielle en milieu carcéral est encore au Moyen-Age où aucune règle d’hygiène et de sécurité n’existe… ou presque.
Pour en finir, je vous dirai, sans être prophète, que si rien n’est fait, dans un sens allant à favoriser la réinsertion avant la répression, la France va au casse-pipe…
On n’arrête pas la délinquance en la muselant « ponctuellement », on arrête la délinquance en mettant tout en œuvre pour l’empêcher, pour l’éviter, pour la « soigner » dès les premiers éternuements.
Courage, les beaux parleurs, et les politiques, vous avez du boulot sur la planche, sur le tas, pas dans vos ministères et bureaux luxueux…
Ouvrez les yeux, essayez de comprendre et « agissez », avant qu’il ne soit trop tard.

A bon entendeur, salut !
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Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent…
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Nota : Sur la journée du 21 janvier, vous trouverez un lexique des mots qui méritent une explication et/ou un commentaire…



1019 Jours de détention… en Maison d’Arrêt
Extrait de la correspondance adressée à ma fille, pour lui présenter mes conditions de détention et mon « nouveau » cadre de vie
Le bouquin de Paul DENYS n’a pas encore trouvé d’éditeur.
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"Ma Prison… ou quelques questions qui fâchent… et des solutions proposées…" est en cours de relecture…. Peut-être sera-t-il publié ? En attendant, vous le découvrirez dans les jours qui suivent… Dès qu’une version « papier » sera faite, je vous l’indiquerai.

18/07/2007

Le délinquant - Les stups

Le « délinquant »

Je vais essayer de vous présenter le pourquoi du comment. Il n’y a pas de fatalité…

Curieux de nature, lorsque j’entre dans « l’intimité » de quelqu’un, j’essaie de savoir d’où il vient, et essaie de lui trouver « des excuses ».
Il est vrai qu’il existe une certaine similitude entre la situation sociale du délinquant, en rapport avec son délit.
J’avoue que, spontanément, et aussi en raison du rôle social (involontaire) que j’ai eu en qualité d’écrivain, j’ai eu connaissance d’un certain nombre de situations.
Mes sources sont multiples, mais la plus fiable est le dossier pénal (avis à partie ou jugement), la principale est les dires de l’intéressé, mais aussi, le « on dit que »…
Je vais schématiser, mais je pense que je ne peux pas faire autrement, et pour « simplifier »…, je vais tenter d’expliquer que certains délits sont liés à certaines situations sociales.
Commençons par le plus simple.

« Les stupéfiants » ou « le négoce de mort » :

Il y a plusieurs types de délinquants dans le domaine des stupéfiants, mais l’objectif du délinquant est avant tout : le gain facile de sommes importantes, rapidement. Pour le « passeur » : c’est simple, il s’agit d’une rémunération d’un risque calculé (ou non). Pour le dealer (celui qui vend) : un moyen de vivre « facile », souvent, il revend une partie de ses achats pour payer sa propre consommation.
J’ai rencontré plusieurs (beaucoup) de passeurs et de dealers qui n’étaient pas « consommateurs ».
Le lien avec le milieu social est difficile à faire, il y a de tout, et pas de fatalité… En fait, pas de lien avec le milieu social. Il est vrai qu’en général, au départ, il y a désoeuvrement, le manque d’occupation et de travail, la mainmise des autres… Le rôle de la famille est souvent bizarre. Certains avouent avoir agi, en le cachant à leur famille… Je trouve les familles « un peu légères », puisque le train de vie du délinquant (voiture, habits neufs et de marque) ne les aurait pas « surpris »…
Certains agissent en milieu familial. Ici et ailleurs, on retrouve des fratries – 3 ou 4 de la même famille ou cousins. Tout le monde est au courant et en profite. C’est une activité familiale et, en fait, ils sont, à ce jour, soutenus par leur famille et réseau… et ici, il ne leur manque rien.
Une anecdote : à la lecture d’un dossier, je constate qu’une femme était impliquée dans le trafic, sa date de naissance était très proche de la mienne. Je dis au gars : « C’est drôle, ta mère a le même âge que moi », sa réponse : « Mais ce n’est pas ma mère, c’est ma grand’mère »… Du coup, j’ai pris un coup de vieux… Ceci vous prouve bien que « l’union familiale » existe…
Si certains prétendent qu’ils ne recommenceront plus… je suis très sceptique… car, ici, ils continuent leur trafic… Beaucoup pensent et souhaitent « recommencer » jusqu’à un certain âge : 30-40 ans et se faire un magot et en vivre. Ce dont je doute, car, à les entendre, le fruit de leur business est quasi utilisé, sur le champ, en dépenses journalières : voiture, restau, vêtements, entourage. Ils ne sont pas économes, encore moins fourmis…
Nouvelle digression : parmi les plus jeunes qui sont ici, et encore plus à Metz, dans les jeunes mineurs… il y a beaucoup de dealers… en fait, ils sont utilisés par des adultes… car « souvent »… les plus jeunes ne sont pas mis en prison, et s’ils sont là, c’est en raison de la « répétition » des délits et des arrestations. A mon avis, dans les – de 20 ans : 80 % sont là pour stupéfiants pour cette seule raison. Et puis, une fois commencée… on continue…
Pour la majorité, on ne peut pas dire que l’origine de leur délinquance trouve leurs origines dans leur « source familiale »…
Je suis donc « hors sujet », mais comme ils sont nombreux « en prison », je ne pouvais les passer sous silence.
Espoir de réinsertion : nul. Et je ne pense pas être sévère. En effet, même si une bonne volonté est affichée… ici…, une fois dehors, elle disparaît et en 30 mois, j’ai entendu plusieurs fois qu’un tel était « retombé » après 3 ou 4 mois de « liberté »… Ils sont, ici, demandeurs d’aucune formation, d’aucun travail, et à la sortie, ils ne peuvent que retourner dans leur milieu « naturel ».
La seule solution serait : la libération conditionnelle avec l’obligation de travailler « normalement » et d’en vivre, avec un suivi et une surveillance « efficaces »… mais ce n’est pas dans l’air du temps, puisque l’on préfère la répression… !

A la relecture, je m’aperçois que je ne vous ai pas expliqué pourquoi, j’avais écrit à côté de « les stupéfiants » : « le négoce de mort ».
Vous l’avez compris, cette expression, je l’ai retrouvé dans plusieurs dossiers pénaux, dans la bouche de juges, et cela se comprend.
Quand vous le faites remarquer aux intéressés, ceux-ci vous répondent, à juste titre à leurs yeux, qu’ils ne sont pas des meurtriers et qu’ils ne répondent qu’à une demande, ce en quoi, le terme de « négoce » se justifie…
J’avoue que cette catégorie de détenus n’est « particulièrement » sympathique, non pas en raison de leur délinquance, mais parce que, pour moi, ils reflètent bien la carence de nos systèmes éducatifs et judiciaires.
En effet, au départ, ils sont rejetés par un système qui ne les a pas compris. Etant brouillé avec l’école et sans formation initiale, ce n’est pas, en prison, que cela va changer. En fait, ils ne connaissent pas la contrainte, et toute contrainte leur est « insupportable »… et le proverbe « Aide-toi, le ciel t’aidera » n’a pas de sens pour eux.
A un moment donné, il leur a été fait une proposition alléchante… ils l’ont acceptée… et la suite vous la connaissait. Ici, en Centre de détention, ils sont très nombreux, pour un ou deux ans, et souvent très jeunes (- de 25 ans). Et je me dis que c’est du gâchis… Mais je ne sais comment on peut les aider à s’en sortir si telle était leur volonté… ce dont je ne suis pas sûr du tout… De toute façon, cela ne pourrait se faire sans contrainte et qu’avec un suivi…
C’est ce que je pense… et c’est, hélas, pas pour demain…

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